• Nathalie Palayret

Le temps d'une lecture à voix haute pour soi-même

Mis à jour : mai 12


Pour calmer l'angoisse, apaiser les tourments ; juste se poser quelques minutes, le temps de lire à voix haute et pour soi-même.

Faire l'expérience de la lecture à voix haute pour soi-même, c'est s'offrir un moment de réconfort et de bien-être. Il suffit d'accepter de se laisser bercer par sa propre voix.

Pas besoin d'avoir pris des cours de théâtre ou de diction. On n'a pas de spectateur, pas d'auditeur, on est enfin libre de de se faire confiance et de s'écouter. Il faut simplement s'offrir à soi-même un peu de bienveillance sans chercher la performance.

Peu importe si l'on bafouille ou trébuche. Le plaisir de se laisser porter par le texte sera là, quoiqu'il arrive. La littérature est indulgente avec son lecteur...

Pour démarrer, on peut choisir un texte familier dont on éprouvera facilement le rythme. Les récitations apprises à l'école sont idéales pour cela : Le corbeau et le renard de Jean de La Fontaine, Le cancre de Jacques Prévert, Les hiboux de Robert Desnos... vous avez l’embarras du choix. Quand on aura pris de l'assurance, on pourra se lancer dans la lecture d'un conte : Le petit Chaperon rouge de Charles Perrault est parfait avec sa ritournelle familière : "Tire la chevillette et la bobinette cherra".

Pour les lectures suivantes, on s'autorise tout ! On coupe un roman en petits morceaux (Le pays sous l'écorce de Jacques Lacarrière...), on se lance dans la lecture d'une nouvelle toute entière (L'homme au parapluie de Roald Dahl)... On évitera peut-être les lecteurs déprimantes ou anxiogènes, à moins d'éprouver du plaisir à frissonner !


Mon péché mignon ? Relire Le Cid de Pierre Corneille, à voix haute, assise à côté de la fenêtre de la cuisine, au soleil. Juste pour le plaisir de me laisser bercer par le rythme des alexandrins.

Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort

Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.