• Nathalie Palayret

La bibliothérapie en pratique : La maison comme refuge


D'abord, un texte à lire lentement, tranquillement. Le mieux, c'est encore de lire à voix haute, même si on croit qu'on ne lit pas bien. On lit, on relit encore.

D'abord on veut comprendre le sens puis on devient sensible au rythme et à la poésie du texte.

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maison refuge
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Cette petite fille se nommait Laura. La nuit, quand elle était couchée dans son lit à roulettes, elle tendait l’oreille, mais elle n’entendait rien d’autre que le bruit des arbres qui chuchotaient entre eux. Parfois, loin dans la nuit, un loup hurlait. Puis il s’approchait et hurlait à nouveau.


Cela lui faisait peur. Laura savait que les loups mangent les petites filles. Mais elle était bien à l’abri entre les murs solides en rondins. Le fusil de son père était bien accroché au-dessus de la porte et le bon vieux Jack, le bouledogue tacheté, montait la garde. Son père disait alors:

- Endors-toi, Laura. Jack ne laissera pas entrer les loups.


Alors Laura se pelotonnait sous les couvertures, tout contre Marie, et s’endormait.


[...]La maison était confortable. En haut se trouvait un grand grenier où il faisait bon jouer lorsque la pluie tambourinait sur le toit. En bas, il y avait la petite chambre et la grande pièce. La chambre avait une fenêtre que fermait un volet de bois. La grande pièce avait deux fenêtres avec des vitres, et deux portes : une d’entrée et une de derrière.


Une barrière toute tordue faisait le tour de la maison pour empêcher les ours et les cerfs d’approcher. Devant se dressaient deux chênes magnifiques.


[...]Le grenier était une merveilleuse salle de jeux. Les courges énormes, toutes rondes, aux si belles couleurs faisaient des chaises et des tables parfaites. Les piments rouges et les oignons dansaient au plafond. Les jambons et le gibier pendaient dans leurs emballages de papier et les bouquets d’herbes sèches - fines herbes pour la cuisine ou herbes médicinales amères - répandaient une odeur de poussière et d’épices.


Souvent, le vent soufflait avec un bruit de froidure et de solitude. Mais, dans le grenier, Laura et Marie s’amusaient avec leurs poupées et tout y était douillet et confortable.


Extrait de "La maison dans les grands bois" de Laura Ingalls Wilder, traduction de Anne-Marie Chapouton


Quel est le lieu de vie qui symbolise le mieux pour vous l'idée du refuge ?


Est-ce la maison dans la quelle vous avez vécu enfant ? L'appartement dans lequel vous vivez aujourd'hui ? A moins qu'il ne s'agisse d'une simple cabane, ou pourquoi pas d'un camping-car ?


Et si votre lieu-refuge reste encore à construire, à quoi pourrait-il ressembler ?



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