• article de Nathalie Palayret

La bibliothérapie en pratique : le secret de la baleine

Mis à jour : mai 12


D'abord, un texte à lire lentement, tranquillement. Le mieux, c'est encore de lire à voix haute, même si on croit qu'on ne lit pas bien. On lit, on relit encore.

D'abord on veut comprendre le sens puis on devient sensible au rythme et à la poésie du texte.

[A télécharger sous forme de fiche pratique en format PDF en cliquant ici.]

[Le narrateur rencontre un jeune garçon sur une plage où une baleine s’est échouée]

Nous restâmes en silence pendant un temps que le va-et-vient des vagues mesura, et il m’offrit quelque chose de plus grand que sa main.C’était une coquille de loco, un coquillage marin très apprécié, à la coque extérieure rugueuse comme une pierre et à l’intérieur blanc comme les perles.-Mets-la contre ton oreille et la baleine te parlera, dit le petit garçon et il s’éloigna à grands pas sur la plage sombre de galets.Je l’ai fait. Et sous le ciel gris du sud du monde, une voix m’a parlé dans le vieux langage de la mer.

[...]

[C’est la baleine qui parle]

Notre monde n’est que silence. Pas un être ne se plaint, crie, grogne ou hurle sous la surface des eaux. Nous seuls, les êtres les plus grands, brisons parfois le silence. Moi qui suis de l’espèce des cachalots je laisse échapper mon claquement, les baleines bleues et les baleines pilotes s’orientent et se guident avec une série de chants harmonieux qui réjouissent la solitude nocturne, et les rapides dauphins se convoquent pour leurs longs voyages avec des sifflements aigus qui réunissent le groupe. On n’entend rien d’autre dans les profondeurs marines. A la surface, en revanche, la voix du vent est incessante, le choc des vagues, les cris des mouettes et des cormorans et parfois la voix de l’être le moins apte à vivre en mer. L’homme.

Histoire d'une baleine de Luis Sepulveda

Ce texte nous invite à nous mettre à l'écoute du monde du silence.

Je vous propose d'écrire à votre tour un court texte dans lequel la baleine vous confie ses secrets.